Vous n’avez pas choisi votre alimentation actuelle : elle est le résultat d’une vie entière de lavage de cerveau.

J’avais beau me considérer comme un amateur de bonne chère, mes habitudes alimentaires ne me satisfaisaient pas. Le plaisir que j’anticipais avant les repas ne se retrouvait pas après. Je savais que quelque chose clochait, mais je ne voyais pas ce qu’il fallait changer, ce qui me donnait un sen- timent de stupidité et d’impuissance.

Je sais aujourd’hui que ma honte était injusti- fiée. Les gros mangeurs ne sont pas des idiots, car leurs « choix » en matière de nutrition ne sont pas libres. Ils résultent d’une vie entière de lavage de cerveau. Vous n’avez pas choisi l’immense majorité des repas consommés depuis votre naissance. Vous n’avez donc aucune raison de vous sentir responsable de la façon dont vos habitudes alimentaires ont évolué.

Choisir et non pas subir

Le régime Sour Lemon Diet

À présent, c’est vous qui allez décider de ce que vous mangez. Vous savez que quelque chose cloche, mais vous ne voyez pas encore ce que vous devez changer. La première chose qui doit être bien claire dans votre esprit, c’est que vous allez modifier une situation qui vous rend malheureux dans le but purement égoïste de profiter infini- ment plus des joies de l’existence.

La plupart des gens font grise mine lorsqu’ils tentent de résoudre leur problème de poids car à leurs yeux maigrir est synonyme de régime, ou bien d’exercices physiques épuisants, ou encore des deux à la fois. Bref, une perspective sinistre qui va exiger de leur part une force de volonté effrayante.

Il existe heureusement une autre solution aussi abordable qu’agréable : la Méthode simple d’Allen Carr. Elle n’exige aucune volonté, aucune restriction alimentaire, aucun programme d’exer- cices physiques. Il vous suffit d’en comprendre les principes et de les suivre pour modifier auto- matiquement vos habitudes alimentaires et en retirer du plaisir.

Vous êtes nombreux à avoir déjà essayé de maigrir avec un régime. S’il s’agissait d’un régime basses calories et que vous l’avez respecté à la lettre, il y a des chances pour que vous soyez sous-alimenté, sujet à des troubles digestifs et plus généralement en mauvaise santé. Avec ma méthode, vous mangerez à votre guise et ingé- rerez tous les éléments nutritifs nécessaires à votre organisme. Votre digestion n’en souf- frira pas le moins du monde, et vous perdrez du poids.

Le goût de la liberté

Vous croyez peut-être que j’essaie de dépla- cer le problème en affirmant que vous allez modifier vos habitudes alimentaires. Si vous pensez que votre surpoids est dû au fait que vous mangez justement vos mets préférés en trop grandes quantités, réfléchissez un peu. Rappelez-vous l’illusion d’optique du chapitre précédent. Ce que vous preniez pour une spirale était en fait une série de cercles concen- triques. Examinons à présent vos mets préférés avec l’esprit ouvert.

Les aliments que vous considérez aujourd’hui comme vos favoris ne vous rendent pas heureux. Si c’était le cas, vous ne seriez pas en train de lire ce livre. Souvenezvous : vos habitudes ali- mentaires ont été contrôlées par d’autres que vous depuis votre naissance. Il est donc temps de faire vos propres choix.

Si vous vous imaginez que vos « mets préférés » sont ceux qui ont le meilleur goût, ouvrez votre esprit. En réalité, les aliments les plus sains sont aussi les plus savoureux. Si vous avez du mal à le croire, c’est parce que les industriels de la mal- bouffe vous ont lavé le cerveau.

Le régime Ornish

Le goût est un sens facile à tromper. La première expérience est très désagréable pour de nombreux produits de luxe. Prenez l’exemple des huîtres, qui furent longtemps réservées aux misé- rables. Quelle personne sensée aurait l’idée d’ava- ler, à moins d’y être forcée par la faim, un truc qui a la consistance de la morve et le goût de l’eau de mer ? Même chose pour le caviar, le foie gras et beaucoup d’autres produits très onéreux qui dégoûtent souvent les profanes.

Vous êtes-vous déjà concentré sur les saveurs qui se répandent dans votre bouche quand vous mangez un hamburger ? Si je vous disais que c’est de la viande de chien, vous ne pensez pas que cela changerait votre perception du goût ? Je parieque vous la recracheriez aussitôt ! Mais pourquoi donc ? Est-il logique de considérer la vache, qui passe sa vie couverte de boue, de bouse et de mouches, comme un régal, et de trouver répu- gnante l’idée même de manger du chien ? Et pour- quoi est-ce l’inverse dans d’autres cultures, où les vaches sont sacrées et les chiens élevés pour leur viande ?

Ne craignez rien : je ne vais pas prétendre que la viande de chien est la réponse à votre problème de poids ! Je veux simplement vous montrer qu’on nous a endoctrinés à croire que certaines choses sont bonnes et d’autres pas. Qui a subi un lavage de cerveau, le mangeur de vaches ou le mangeur de chiens ? Les deux, évi- demment. Cela montre à quel point nous sommes vulnérables au conditionnement, pour le meilleur comme pour le pire.

Pourquoi aimons-nous la malbouffe ?
La mauvaise alimentation

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